• " Il est des animaux et des familles animales qui nous fascinent au-delà des modes et des époques :
    les félins sont de ceux-là.
    Mystérieux, élégants, sauvages et parfois dangereux, les chats et leurs proches cousins, les grands fauves,
    hantent l'imaginaire des hommes depuis des temps immémoriaux.
    "


    ( De Rémi Marion )


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  •  

    Femme et Chatte.


    Elle jouait avec sa chatte,
    Et c'était merveille de voir
    La main blanche et la blanche patte
    S'ébattre dans l'ombre du soir.

    Elle cachait - la scélérate! -
    Sous ses mitaines de fil noir
    Ses meurtriers ongles d'agate,
    Coupants et clairs comme un rasoir.

    L'autre aussi faisait la sucrée
    Et rentrait sa griffe acérée,
    Mais le diable n'y perdait rien...

    Et, dans le boudoir où, sonore,
    Tintait son rire aérien
    Brillaient quatre points de phosphore.


      (Paul Verlaine)

     


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  • "Il est des beautées qui excèdent le vocabulaire... Le chat     appartient à cet ordre"

        (Louis Nucéra)


        "Beaucoup d'animaux ont une constellation à eux, qui brille la nuit dans le ciel .....
    Les chats non .
    Les chats n'ont besoin que de leus yeux brillants pour illuminer leur chemin 

       (Mary S. Emilson) 


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  • Mettre un bout au chat
    (argot : enlever un morceau et le jeter,
    se dit notamment d'une ablation chirurgicale)
     

    Si les chats gardent les chèvres, qui attrapera les souris ?

    Un petit chat apprend bien à pisser 

    Emporter le chat
    (Quitter un lieu très discrètement)
     

    Lâcher la queue du chat
    (Être parrain ou marraine pour la première fois)
     

    Donner sa langue au chat


    Laisser aller le chat au fromage
    (Parlant d'une jeune femme, accomplir l'acte sexuel avec un homme)
     

    Coûter le lard du chat
    (Coûter très cher)
     

    Payer en chat et rat
    (payer en fausse monnaie)
     

    Passer sur quelque chose comme chat sur braise
    (Passer très vite sur quelque chose)
     

    Chat échaudé craint l’eau froide
    (redouter même l’apparence de ce qui nous a déjà nuit)
     

    Être comme chien et chat
    (se chamailler souvent)
     

    Faire une toilette de chat
    (se débarbouiller)
     

    La nuit tous les chats sont gris
    (de nuit, on ne peut distinguer nettement les choses et les personnes)
     

    Un chat retombe toujours sur ses pattes
    (se remettre facilement d’une peine ou d’un échec)
     

    Avoir d’autres chats à fouetter
    (avoir d’autres préoccupations plus importantes)
     

    Il n’y a pas un chat
    (il n’y a personne)
     

    Il n’y a pas de quoi fouetter un chat
    (pas de quoi en faire un drame)
     

    Avoir un chat dans la gorge
    (être enroué)
     

    De la bouillie pour les chats
    (c’est incompréhensible)
     

    Avoir trop de chats à courir


    Les chiens ne font pas des chats


    Appeler un chat, un chat


    Acheter chat en poche

                                                      (acheter sans regarder la marchandise)


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  • T.A STEINLEN naît en 1859 à Lausanne. Il s'installe à Mulhouse en 1878 et travaille comme dessinateur chez un marchand de tissu. Trois ans plus tard il arrive à Paris. L'année suivante, en 1882, il est introduit dans le cercle du CHAT NOIR, le célèbre cabaret parisien de Rodolphe SALIS. Il y fréquente TOULOUSE-LAUTREC et Aristide BRUANT entre autres. A la demande de SALIS, il réalise quelques dessins de chats pour décorer le cabaret.

    Il collabore aux journaux Le Chat Noir et le Mirliton et illustre des chansons, parmi lesquelles celles d'Aristide BRUANT.

     

    En 1885, il réalise sa première affiche. En 1888, il devient le père d'une petite Colette, qui lui servira de modèle pour plusieurs affiches : la Compagnie Française, Le lait de la Vingeanne, Comiot.

          

    La période 1891-1899 est une période très créative pour STEINLEN (affiches pour Yvette Guilbert et Le Chat Noir). L'influence de TOULOUSE-LAUTREC est visible mais il développe néanmoins un style très personnel.

      

    En 1894, il expose pour la première fois à la Bodinière.

     

    STEINLEN est proche des communistes, des anarchistes, des socialistes, et il témoigne en dénonçant la misère, l'exploitation des ouvriers par les patrons, la violence, à travers des illustrations et des affiches. C'est au cabaret du Chat Noirqu'il a rencontré Léon GERAULT-RICHARD, qui l'amène à s'engager politiquement. Celui-ci crée "Le chambard socialiste", auquel STEINLEN collabore régulièrement. Il collabore aussi à "L'assiette au beurre".


    En 1900, "L'Assommoir" rapproche STEINLEN et ZOLA. Entre 1913 et 1919,STEINLEN produit 17 affiches de guerre dénonçant la misère insoutenable des soldats et des civils. Il meurt à Paris en 1923.

    Tout au long de sa carrière de peintre et d'illustrateur, STEINLEN, passionné par les chats,  n'a jamais cessé de peindre les petits félins.

     

     

    Théophile Alexandre Steinlen :   

     

     

     


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  • LE CHAT ET LE SOLEIL

    Le chat ouvrit les yeux,
    Le soleil y entra.
    Le chat ferma les yeux,
    Le soleil y resta,

    Voilà pourquoi, le soir,
    Quand le chat se réveille,
    J'aperçois dans le noir
    Deux morceaux de soleil.

     (Maurice Carême)  


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  • Le petit chat

    C'est un petit chat noir, effronté comme un page.
    Je le laisse jouer sur ma table, souvent.
    Quelquefois il s'assied sans faire de tapage;
    On dirait un joli presse-papier vivant.

    Rien de lui, pas un poil de sa toison ne bouge.
    Longtemps, il reste là, noir sur un feuillet blanc,
    A ces matous, tirant leur langue de drap rouge,
    Qu'on fait pour essuyer les plumes, ressemblant.

    Quand il s'amuse, il est extrêmement comique,
    Pataud et gracieux, tel un ourson drôlet.
    Souvent je m'accroupis pour suivre sa mimique
    Quand on met devant lui la soucoupe de lait.

    Tout d'abord de son nez délicat il le flaire,
    Le frôle; puis, à coups de langue très petits,
    Il le lampe; et dès lors il est à son affaire;
    Et l'on entend, pendant qu'il boit, un clapotis.

    Il boit, bougeant la queue et sans faire une pause,
    Et ne relève enfin son joli museau plat
    Que lorsqu'il a passé sa langue rêche et rose
    Partout, bien proprement débarbouillé le plat.

    Alors, il se pourlèche un moment les moustaches,
    Avec l'air étonné d'avoir déjà fini;
    Et, comme il s'aperçoit qu'il s'est fait quelques taches,
    Il relustre avec soin son pelage terni.

    Ses yeux jaunes et bleus sont comme deux agates;
    Il les ferme à-demi, parfois, en reniflant,
    Se renverse, ayant pris son museau dans ses pattes,
    Avec des airs de tigre étendu sur le flanc.

    Mais le voilà qui sort de cette nonchalance,
    Et, faisant le gros dos, il a l'air d'un manchon;
    Alors pour l'intriguer un peu, je lui balance,
    Au bout d'une ficelle invisible un bouchon.

    Il fuit en galopant et la mine effrayée,
    Puis revient au bouchon, le regarde, et d'abord
    Tient suspendue en l'air sa patte repliée,
    Puis l'abat, et saisit le bouchon et le mord.

    Je tire la ficelle, alors, sans qu'il le voie;
    Et le bouchon s'éloigne, et le chat noir le suit,
    Faisant des ronds avec sa patte qu'il envoie,
    Puis saute de côté, puis revient, puis refuit.

    Mais dès que je lui dis: "Il faut que je travaille;
    Venez vous asseoir là, sans faire le méchant!"
    Il s'assied ... Et j'entends, pendant que j'écrivaille,
    Le petit bruit mouillé qu'il fait en se léchant.

    Edmond Rostand


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