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    Les topiaires de Richard Saunders :  

     

    Imaginez-vous parcourir un beau jardin paysager anglais et voyant un chat gigantesque et parfaitement soigné sculpté à partir de buissons luxuriants et verdoyants au bord d'un lac ........ La suite ICI 

    Bonne promenade ! 

     

     

    Les topiaires de Richard Saunders :  

     

     

     


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    Les chats dans la chanson :

     

    Les chats ont toujours eu une place particulière dans notre univers musical. De nombreux artistes de styles totalement différents se réfèrent aux chats dans leurs chansons. Des siècles précédents à aujourd'hui, le chat a traversé le temps et a inspiré nombre d'auteurs et d'interprètes Des comptines font allusion à ce petit félin, l'une des plus célèbres étant sans doute " La Mère Michel" popularisée autour de 1920 mais dont il semblerait que l'air provienne du XVIIème siècle.


       En 1884 ,Aristide Bruant popularise le cabaret de Montmartre, " Le Chat Noir "  :  

     

    Je cherche fortune,
    Autour du Chat Noir,
    Au clair de la lune,
    A Montmartre, le soir.

    La lune était plus sombre,
    En haut les chats braillaient,
    Quand j'aperçus, dans l'ombre,
    Deux grands yeux qui brillaient.
    Une voix de rogomme
    Me cria : Nom d'un chien !
    Je vous y prends, jeune homme,
    Que faites-vous ? - Moi... rien...



       En 1927, Le Tango du chat raconte l'histoire malheureuse d'un amour tragique entre un matou amoureux et sa belle, qui finit en civet à la fin de la chanson ! Berthe Sylva, chanteuse réaliste, chante la tragédie.


    Y avait une fois sur une toiture
    Un matou de fort belle allure
    Qui aimait d' façon délicate
    Une chatte, une chatte,
    Le soir, pendant des heures entières
    Assis sur le bord d' la gouttière
    En passant sa patte sur son museau
    Il la guettait, amoroso,
    Et quand elle passait près de lui
    Tout doucement, dans la nuit

    Il faisait miaou
    Tendrement miaou
    Et les chats du voisinage
    En écoutant ce langage
    Se disaient "Y a que'qu' chose là-d'ssous !"

    Mais un beau soir, quelle infortune !
    Avec un autre, au clair de lune
    Le chat aperçut son ingrate
    Petite chatte, petite chatte,
    Le lendemain, plein de tristesse
    Comme il lui disait "Tu m' délaisses"
    Elle répondit d'un air effronté
    "J'ai bien d'autres chats à fouetter"
    Sortant ses griffes aussitôt,
    Tout en faisant le gros dos

    Il faisait miaou
    Rageusement miaou
    Et les chats du voisinage
    En écoutant ce langage
    Se disaient "Y a que'qu' chose là-d'ssous !"

    Le chat bouda près d'une semaine
    Puis s'en revint le cœur en peine
    Faire ses excuses les plus plates
    A sa chatte, à sa chatte
    Mais comme il cherchait la cruelle
    Il apprit, horrible nouvelle,
    Qu'un cuisinier hélas l'avait fait
    Cuire un beau soir, comme civet,
    Apprenant ce coup fatal
    Le chat crut se trouver mal

    Il faisait miaou
    Tristement miaou
    Et les chats du voisinage
    En écoutant ce langage
    Se disaient "Y a que'qu' chose là-d'ssous !"

    Il faisait miaou maramia miaou
    Oh ! La drôle de musique
    Que font lorsqu'ils communiquent
    Tous les minets et les matous



        Les Frères Jacques se produisent sur scène en mêlant chant, danse, théâtre et mime. Ils sortent l'humoristique "La queue du chat" en 1948. 


     

        En 1949, Ray Ventura et ses collégiens amusent le public avec "A la mi-août", une samba que l'on retrouve un an plus tard dans le film de Jean Boyer "Nous irons à Paris".

     

      Georges Brassens, on le sait, adorait les chats. Il les a maintes fois mentionnés dans ses textes. Je retiens ici P... de toi en 1954 et Le Testament, en 1955. 


    Putain de toi

    En ce temps-là, je vivais dans la lune
    Les bonheurs d'ici-bas m'étaient tous défendus
    Je semais des violettes et chantais pour des prunes
    Et tendais la patte aux chats perdus

    Ah ah ah ah putain de toi
    Ah ah ah ah ah ah pauvre de moi

    Un soir de pluie v'là qu'on gratte à ma porte
    Je m'empresse d'ouvrir, sans doute un nouveau chat
    Nom de dieu l'beau félin que l'orage m'apporte
    C'était toi, c'était toi, c'était toi

    Les yeux fendus et couleur pistache
    T'as posé sur mon c?ur ta patte de velours
    Fort heureus'ment pour moi t'avais pas de moustache
    Et ta vertu ne pesait pas trop lourd

    Au quatre coins de ma vie de bohème
    T'as prom'né, t'as prom'né le feu de tes vingt ans
    Et pour moi, pour mes chats, pour mes fleurs, mes poèmes
    C'était toi la pluie et le beau temps

    Mais le temps passe et fauche à l'aveuglette
    Notre amour mûrissait à peine que déjà
    Tu brûlais mes chansons, crachais sur mes viollettes
    Et faisais des misères à mes chats

    Le comble enfin, misérable salope
    Comme il n'restait plus rien dans le garde-manger
    T'as couru sans vergogne, et pour une escalope
    Te jeter dans le lit du boucher

    C'était fini, t'avais passé les bornes
    Et, r'nonçant aux amours frivoles d'ici-bas
    J'suis r'monté dans la lune en emportant mes cornes
    Mes chansons, et mes fleurs, et mes chats
     

                                                       

       Le Testament .
    Qu'il boiv' mon vin, qu'il aim' ma femme 
    Qu'il fum' ma pipe et mon tabac
    Mais que jamais - mort de mon âme
    Jamais il ne fouette mes chats
    Quoique je n'aie pas un atome
    Une ombre de méchanceté
    S'il fouett' mes chats, y a un fantôme
    Qui viendra le persécuter

     

     

        En 1969, Juliette Gréco interprète "Berceuse", un poème de Charles Cros, mis en musique par Yani Spanos.

     

    Endormons-nous, petit chat noir.
    Voici que j'ai mis l'éteignoir
    Sur la chandelle.
    Tu vas penser à des oiseaux
    Sous bois, à de félins museaux...
    Moi rêver d'elle.
    Nous n'avons pas pris de café,
    Et dans mon lit bien chauffé
    (Qui veille pleure.)
    Nous dormirons, pattes dans bras.
    Pendant que tu ronronneras,
    J'oublierai l'heure.
    Sous tes yeux fins, appesantis,
    Reluiront les oaristys
    De la gouttière.
    Comme chaque nuit, je croirai
    La voir, qui froide a déchiré
    Ma vie entière.
    Et ton cauchemar sur les toits
    Te diras l'horreur d'être trois
    Dans une idylle.
    Je subirais les yeux railleurs
    De son faux cousin, et ses pleurs
    De crocodile.
    Si tu t'éveilles en sursaut
    Griffé, mordu, tombant du haut
    Du toit, moi-même
    Je mourrai sous le coup félon
    D'une épée au bout du bras long
    Du fat qu'elle aime.
    Puis hors du lit, au matin gris,
    Nous chercherons, toi, des souris,
    Moi, des liquides
    Qui nous fassent oublier tout,
    Car au fond, l'homme et le matou
    Sont bien stupides.

     

       En 1971, Juliette Gréco chante "Je me souviens des sarabandes infernales... sur les toits de Paris" dans "Lorsque j'étais chat" (Paroles de Pierre Couret et musique d'André Popp). 



       Claude Nougaro, avec le très jazzy "Le chat" (1981), raconte ses démêlées avec la gente féminine.

     

      Téléphone s'y colle aussi en 1982  sur l'album "Dure Limite" avec "Le Chat", seule chanson enregistrée avec Corinne au chant.

     

       Dans un autre genre, Pow Wow célèbre le chat à leur façon avec "Le Chat"(1992)

     

       En voulant attraper un oiseau, le chat de Renaud tombe du toit dans "Le petit chat est mort" (1994). Belle chanson, beau texte.

     

        Le Grand Orchestre du Splendid, en 2005, sort un album de reprises de Boris Vian. Sur cet album : "La danse du chat".

     

       En 2005 toujours, Dionysos chante "La métamorphose de Mr Chat".

     ( Source PlanèteChats )

     

     

    Les chats dans la chanson :  

     


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    Les chats du cardinal :  

     

    Richelieu aimait les chats . Il en possédait 14 qui, bien nourris de blancs de poulet, soignés par son médecin personnel et servis par 2 domestiques, habitaient une pièce réservée à leur seul usage . Ces chats avaient pour nom Thisbé, Félimare, Gazette, Pyrame, Serpolet, Rubis sur l'Ongle, Lucifer (un tantinet provocateur le cardinal ?), Lodoïska, Racan, Perruque, Mounard le Fougueux, Ludovic le Cruel, Mimi-Paillou et Soumise, la chatte préférée du cardinal . Le cardinal de Richelieu raffole des chats. Il goûte un véritable plaisir à suivre leurs mouvements gracieux, leurs gestes câlins. A le voir sourire avec bonhomie devant leurs jeux, on aurait peine à reconnaîte le ministre puissante et redouté dont les terribles édits font trembler la France.

      Dans son testament, Richelieu avait prévu de léguer une pension à chacun de ses chats, mais aprés sa mort, hélas, comme bien l'on pense, plus aucune trace des matous !!!!!!!! Ont-ils été occis par ses valets ou ont-ils été adoptés par l'un d'eux ? Il vaut mieux imaginer la seconde hypothèse .  

     

    (Source Agenda "Chat" 2011)  

     

    Les chats du cardinal :  

     

    Bon 1ier Mai à tout le monde  ! 

     

     

    Les chats du cardinal :  

     

     


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    Le chat extraordinaire :  

     

    Il était une fois un roi qui aimait les animaux.
    Il en avait adopté déjà beaucoup dans son palais
    et de toutes les espèces.Cependant il n'avait pas encore
    de chat. C'est qu'en ce cas bien particulier, il ne désirait pas
    n'importe quel chat: étant roi il désirait adopter un
    chat extraordinaire !!!!
    Tous les chats qu'on lui amenait étaient certes des
    chats de race mais aucun ne lui paraissait si extraordinaire
    qu'il méritât sa faveur.
    Un jour pourtant un vieux sage se présenta aux portes
    du palais, prétendant par le chat qu'il apportait,
    combler tous les désirs du roi.
    Ce n'était pourtant qu'un simple "chat de gouttière"
    mais le sage chuchota à l'oreille du roi :
    " Sire méfiez-vous des apparences: ce chat est enveloppé
    de mystère. Si vous lui donnez un nom extraordinaire,
    il se révélera en effet extraordinaire.
    Voilà le roi bien embarassé:
    "j'ai bien envie de te croire, dit-il au vieux sage,
    mais quel nom extraordinaire lui donner ? "

    -" Si je puis conseiller votre Majesté, je lui donnerais le
    nom de "CIEL"
    Qu'y a-t-il de plus extrordinaire que le ciel ?
    Voilà une bonne idée, dit le roi.J'appelerai mon chat "ciel"
    Et dès cet instant le chat de vint aux yeux du roi
    extraordinaire : c'était" le chat ciel"
    Quelque temps plus tard un courtisan lui dit :
    " Quel drôle de nom a votre chat Majesté ! "

    -C'est que dit le roi,le sage qui m'apporta ce chat
    m'a bien recommandé de lui donner un nom extraordinaire
    et nous sommes tombés d'accord pour dire qu'il n'y a rien de
    plus extraordinaire que le ciel !
    -La votre Majesté fait peut-être erreur, dit le courtisan.
    Il y a quelque chose de plus extraordinaire que le ciel
    ce sont les nuages. Car lorsque les nuages passent ils cachent
    le ciel !
    -Tu as raison, dit le roi. je n'y avais jamais pensé.
    Eh bien j'appelerai mon chat: "NUAGE"

    Quelque temps plus tard vint un autre courtisan
    Vous avez appelé votre chat "nuage" Majesté
    et je sais pourquoi mais il y a plus fort que les nuages :
    il ya le vent. Lorsque souffle le vent les nuages sont chassés !

    -C'est vrai dit le roi. Eh bien, j'appelerai mon chat
    VENT.
    Les courtisans se succédaient...
    Un autre vint encore, qui dit :
    " Majesté il y a plus fort que le vent: il y a le mur !
    Lorsque le vent rencontre un mur, toute sa puissance
    est arrêtée
    Et bien j'appellerai mon chat "MUR"
    Un autre encore: il y a plus fort que le mur:c'est l'éléphant !
    A lui seul il peut briser le mur!
    Soit j'appelerai mon chat: "ELEPHANT"

    Quelle drôle d'idée, Majesté, dit encore quelqu'un.
    Certes un éléphant c'est une masse énorme et puissante.
    Pourtant vous savez tout comme moi que cette masse est
    vulnérable: qu'une toute petite souris grimpe dans sa trompe
    et l'éléphant devient fou !
    La petite souris, minuscule est donc plus forte que l'éléphant !

    Quel paradoxe dit le roi ! Et pourtant tu as raison : la souris est plus
    extraodinaire que l'éléphant. J'appellerai mon chat
    "SOURIS"
    -Appeler votre chat"souris" Majesté mais vous savez bien que
    les chats croquent les souris !
    -Mais évidemment dit le roi!
    Que n'y ai-je pas pensé plus tôt!
    J'appelerai mon chat "CHAT"
    mais est-ce que cela le rend extraordinaire ?
    Je n'y comprends plus rien. Faites revenir le sage qui m'a
    apporté ce chat !...

    Majesté, dit le sage, dés qu'il fut remis en présence du roi,
    je savais qu'un jour vous me rappelleriez, après avoir
    épuisé tous les noms extraordinaires à donner à votre chat !
    Voici que vous en êtes arrivé tout simplement à appeler
    votre chat: "CHAT"
    et vous avez dû convenir vous-même que c'est un
    nom extaordinaire. Ce qui rend votre chat extrordinaire c'est que
    tout simplement qu'il soit un chat !
    Nul autre que lui n'a ce nom: il est original, exceptionnel :
    VOTRE CHAT EST.... UN CHAT
    ................................
    CHAQUE ETRE EST UNIQUE.



    (Source Abbé Jean Martin dans Il était une "foi")  

     

     

    Le chat extraordinaire :  

     


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    Le chat en mille et une langues :  

     

     Neko en japonais, Chma en khmer, Pising en kurde, Kakis en letton, Katé en lituanien, Miz en maya, Quattusen maltais, Ngeru en maori, Muur en mongol, Kat en néerlandais, Katt en norvégien, Gorbe en persan, Billi en ourdou (Pakistan), Cat en picard, Kot en polonais, Gato en portugais, Giat en romanche, Pisica en roumain, Pusien samoan, Koshka en russe, Macka en serbo-croate, Katt en suédois, Bisard en somali, Muc en tomazight (Berbére), Paunay en tamoul, Pusa en tagal (Philippines), Kac'ka en tchèque, Kedi en turc, Maa-oh en thaïlandais, Kit en ukrainien, Mouss en wolof, Ologho en yarouba, Cat en anglais, Mace en albanais, Sinta en algonquin, Katze en allemand, Qitt en arabe, Gatz en arménien, Kaku en basque, Caun en birman, Kazh en breton, Kotka en bulgare, Gat en catalan, We'sa en cherokee, Mao en chinois, Ko-yang-i en coréen, Kat en danois, Ghjattu en corse, Gato en espagnol, Kato en espéranto, Kass en estonien, Demmat en ambarique (Ethiopie), Kissa en finois, Cath en gallois, Gata en grec, K'at'a en géorgien, Papoki en hawaïen, Chatul en hébreu, Billa en bindoustami, Macska en hongrois, Köttur en islandais, Kucing en indonésien, Gatto en italien,Pussi en inuktitut (Inuits) .  

    (Source GEO) 

     

    Le chat en mille et une langues :  

     


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  •  

    Légende bouddhiste :

       

     

    Pour le bouddhisme le chat représente la spiritualité .  On dit des chats que ce sont des petits moines qui méditent et qui sont capables d'apporter l'harmonie dans un foyer . Lire ICI ....... 

     

     

    Légende bouddhiste :  

     

     

     

     


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  • "Si vous voulez être écrivain, ayez des chats."
    Aldous Huxley (1815-1895)

     

    Le chat est le grand ami des écrivains et des poètes. Il les a fascinés, ils lui ont rendu hommage. Le chat s'impose comme un auxiliaire indispensable de la vie et de l'oeuvre de nombre d'écrivains français ou étrangers. Voici quelques exemples.



    LES ECRIVAINS FRANÇAIS :

    L'un des premiers chats à se faire connaître dans la littérature est le chat botté, dans le conte de CHARLES PERRAULT (1628-1703), publié dans "Les contes de la mère l'oye" en 1697. Ce chat, doué de parole et de raison, va faire passer son maître (le benjamin désargenté d'un meunier décédé) pour un puissant gentilhomme, le marquis de Carabas, et lui permettre d'épouser la princesse du royaume. Il suffit au chat d'un sac, d'une paire de bottes et de beaucoup de ruse!

     

    CHATEAUBRIAND (1768-1848) vécut entouré de chats. Il revint d'un séjour au Vatican avec Micetto, le chat du Pape Léon XII, qui lui confia avant de mourir.


    Dans "Les mémoires d'Outre-tombe", Chateaubriand écrit qu'il "cherche à faire oublier [à Micetto] l'exil, la chapelle Sixtine et le soleil de la coupole de Michel-Ange sur laquelle il se promenait, loin de la terre..."



    Le poète, romancier, peintre et critique d'art  THEOPHILE GAUTIER (1811-1872) fut lui aussi un grand adorateur des chats. Dans "La ménagerie intime", parue en 1869, il raconte avec humour et tendresse les mésaventures de différents chats.

    Extrait de "La ménagerie intime" :

    "C'est une bête philosophique, tenant à ses habitudes, amie de l'ordre et de la propreté. (...) Séraphita restait de longues heures immobile sur un coussin, ne dormant pas, suivant des yeux avec une extrême intensité d'attention, des spectacles invisibles pour les simples mortels."



    EMILE ZOLA évoque à plusieurs reprises, et avec justesse, les petits félins. Dans la nouvelle extraite de "Nouveaux contes à Ninon" (1866), "Le paradis des chats", il raconte les péripéties d'un chat qui abandonne une vie confortable et choyée pour aller vivre dans la rue. Au final, cette vie ne lui plaît pas et il rentre chez lui. Sa propriétaire le punit mais il préfère encore être enfermé et bien nourri qu'être libre et devoir chercher de quoi survivre.

     

    On retrouve un chat dans "Thérèse Raquin" : le chat tigré François. Thérèse et son amant Laurent ont assassiné Camille, le mari de Thérèse. Mais le spectre de Camille les hante. Laurent croit même que le mort est " entrée " dans le corps du chat. Il se met à le détester et le tue. Les amants, à bout de nerfs, finissent par se suicider.

    ZOLA hébergeait des chats dans sa maison de Médan. D'ailleurs, dans " La faute de l'Abbé Mouret ", l'écrivain nous fait faire connaissance avec trois chats de gouttière, assez proches de ceux qu'il avait.



    GUY DE MAUPASSANT (1850-1893)

    "Il circule comme il lui plaît, visite son domaine à son gré, peut se coucher dans tous les lits, tout voir et tout entendre, connaître tous les secrets, toutes les habitudes ou toutes les hontes de la maison. Il est chez lui partout, pouvant entrer partout, l'animal qui passe sans bruit, le silencieux rôdeur, le promener nocturne des murs creux."

    MAUPASSANT a fondé avec Alexandre DUMAS une ligue pour la défense des félins.



    PAUL LEAUTAUD (1872-1956) s'apitoyait sur le sort des animaux mais détestait les humains. Il avait transformé sa maison de Fontenay-aux-Roses en refuge pour animaux abandonnés : "J'ai dû avoir au moins 300 chats et 150 chiens. Pas tous à la fois. Mais ma moyenne, c'était une trentaine de chats et une douzaine de chiens. "



    Qui mieux que COLETTE (1873-1954) a su dépeindre les chats? Auprès d'elle ont défilé de nombreux félins qui lui ont inspiré de nombreux textes. On peut malheureusement lui reprocher d'avoir parfois donné dans l'anthropomorphisme .

     

    Extrait du "Matou", La paix chez les bêtes :

    "Je dors, je dors...Une secousse électrique me dresse parfois, - je gronde sourdement comme un tonnerre lointain, - puis je retombe... Même à l'heure où je me réveille tout à fait, vers la fin du jour, je semble absent et traversé de rêves; J'ai l'oeil vers la fenêtre, l'oreille vers la porte..."

     

    Extrait de "Douze dialogues de bêtes" :

    "On dirait que je dors, parce que mes yeux s'effilent jusqu'à sembler le prolongement du trait velouté, coup de crayon hardi, maquillage horizontal et bizarre, qui unit mes paupières à mes oreilles. Je veille pourtant. Mais c'est une veille de fakir, une ankylose bienheureuse d'où je perçois tout bruit et devine toute présence..."

     

    MARCEL AYME (1902-1967) écrivait ses contes pour les " enfants âgés de 4 à 75 ans ". L'enfance est symbolisée par deux fillettes, Delphine et Marinette, qui vivent dans une ferme, entourées d'animaux doués de la parole.

    "La patte du chat" (1944) fait partie des "Contes du chat perché", série de contes publiés entre 1934 et 1946. Dans ce conte, Alphonse le chat a le pouvoir de faire pleuvoir en passant sa patte derrière son oreille.Delphine et Marinette sont punies parce qu'elles ont cassé un plat familial vieux de plus de 100 ans. Quand leurs parents décident de les envoyer chez leur horrible tante Mélina, le chat provoque une pluie interminable qui empêche les fillettes d'aller chez leur tante. Mais les récoltes sont abîmées et les parents décident alors de noyer Alphonse. Tous les animaux de la ferme aident le chat. C'est même grâce à une souris qu'il échappe à la noyade...



    "Blues pour un chat noir" est un recueil de cinq nouvelles écrites par BORIS VIAN (1920-1959). L'une d'entre elles raconte les mésaventures d'un chat noir hâbleur, dragueur, ergoteur, roi de l'argot, sorte d'aristochat lubrique et vantard, qui joue les grands seigneurs et finit misérablement.



    "Célébrations" de MICHEL TOURNIER (1924) est un recueil de 25 textes courts regroupés par thèmes : nature, corps, lieux, saisons et saints, images, personnes. L'auteur pose un regard émerveillé sur sa vie, ses rencontres et le monde qui l'entoure.

    Extrait de "Célébrations" :

    "Tout autre est le chat. Son indépendance vis-à-vis de son maître, sa présence affectueuse mais intermittente, ses disparitions énigmatiques suivies de réapparitions mystérieuses, la faculté qu'il a de pouvoir marcher parmi les livres et les encriers sans rien déranger, tout cela en fait le compagnon idéal de l'écrivain. Baudelaire l'a écrit mieux que personne."


    ( Source Planète Chats )

     

     

    Le chat dans la littérature et la poésie françaises : 

     


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  • L'Insomniaque et le Chat :

    Donne-moi la quiétude, ô mon doux Chat !

    Rends à mon âme, de tes ronrons, le calme et le sommeil
    Pour qu'au matin rieur, le soleil triomphant, innocent et béat,
    Ensemence de traits chauds l'élan de mon réveil !
    Dans ton pelage lisse, mes mains si fatiguées
    Cherchent parmi les ombres la torpeur mortelle
    Qui donne aux yeux des hommes le repos espéré,
    Et au cerveau l'oubli, ce rebelle éternel.
    Appuie contre mon bras ta tête délicate,
    Où de curieux secrets se cachent en silence,
    Et que ton souffle pur et tes vives agates
    Apaisent sans mot dire les rivages fugaces
    Où mes rêves farouches se perdent et se débattent :
    Offre à mon coeur trop lourd la douceur salvatrice...

     ( Nefred - Toulon, 1998 ) 

     

     

    Poème :  

     


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  • La légende bouddhiste sur les chats :  

     

    Pour le bouddhisme, les chats représentent la spiritualité  . 

    " Le temps passé avec des chats n'est jamais du temps perdu "

    (Sigmund Freud)

    A suivre ICI ......... 

     

    La légende bouddhiste sur les chats :  

     


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  • Je remonte ce poème qu'un membre de forum m'avait dédié . Depuis beaucoup d'événements se sont passés .......

     

     Le royaume de Marie.

    En des temps séculaires
    Où trônaient pharaons,
    La dynastie des frères
    Régna à l'unisson.

    Partager un royaume
    Et le faire prospérer,
    Bien avant que le baume
    Vienne à être posé.

    Fut la tâche accomplie
    Qu'ils menèrent si haut,
    Que les dieux d'Olympie
    En firent leurs égaux.

    Pour les récompenser
    D'avoir peuple ravi,
    Ils furent changés
    En chats, pour neuf vies.

    Ainsi, Balrog et Callis,
    Traversèrent nos ères,
    Connurent biens et vices,
    Abondance et misère.

    Alors, vint notre temps
    Et la douce Marie,
    La fin de leurs tourments
    Et l'aube d'une accalmie.

    Heureux, les frères
    Paressent en sa maison.
    Se jouant de naguère,
    Des dieux et pharaons.

    Abyssins, aujourd'hui,
    Comblés de son amour,
    Lorsque s'ouvre l'huis
    Témoin de son retour.

    Là, ce n'est que tendresse
    Et jeux de chats conquis
    Par les douces caresses
    De l'aimante Marie.


    (Merci à Neth pour ce magnifique poème) 

     

    Pour Marie et ses Abyssins d'amour :  

     


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