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     En Chine :

    L'Asie entreprend de très bonnes relations commerciales avec l'Europe. Le chat est ainsi échangé contre de fines soieries et arriva de cette façon en Chine. Le premières traces de chat que l'on trouve en Chine date de la dynastie des Han, environs 1 000 ans avant J.-C., peu après l'Égypte antique.

    L'animal fut accueilli avec chaleur, pour sa beauté et son don de souricier. Il devient alors un symbole de paix, de fortune et de sérénité de la famille. Le chat est à cette époque un animal domestique réservé aux femmes, on lui prête le pouvoir d'attirer le mauvais sort et d'éloigner les démons à l'aide de ses yeux brillant la nuit. La divinité agreste Li-Show aurait d'ailleurs eut l'apparence d'un chat.

    Au Japon : 

    Les chats arrivent au Japon au VIe siècle en même temps que la doctrine bouddhiste, mais sa réelle introduction date du 19 septembre 999, date de l'anniversaire de l'empereur Ichijo, qui reçut un chat pour ses treize ans.

    L'image du chat a beaucoup évolué au Japon où il sera considéré tantôt porte bonheur pour son pelage écaille de tortue, tantôt maléfique avec sa queue fourchue. Le succès du chat est si important dans le pays qu'une loi du XVIIIe siècle interdit l'enfermement et le commerce de l'animal. Certaines histoires racontent que les japonais câlinaient tellement leurs chats que ces derniers finirent par ne plus chasser les souris, qui finirent par proliférer à tel point que les japonais durent peindre des chats sur les murs de leur maison pour chasser les rongeurs.

    Le chat est bien représenté dans l'art japonais, d'abord sous les traits d'un écaille de tortue blanc, puis de plus en plus comme des chats blancs et des chats sans queue : le bobtail japonais. De grands peintres se sont illustrés dans la représentation des chats, comme Utagawa Hiroshige ou Utagawa Kuniyoshi. Utamaro allie toujours les chats avec les belles femmes, ce qui se retrouve dans les poèmes japonais, où le chat est étroitement associé à la grâce de la femme. Symbole de la sensualité, du désir, le chat représente également le charme et la décadence.

    Toutefois, il existe également une version sombre et inquiétante du chat, issue de la tradition populaire. Parmi celle-ci, il y a Aïnous le chat revenant, le chat né des cendres d'un monstre, et celui à deux queue d'Okabe. Pierre Loti évoque également dans ses Japoneries d'automne une ronde de chats se réunissant dans un jardin isolé les nuits d'hiver, au clair de lune. La légende du chat-vampire de Nabeshima, très racontée au cours de l'ère Edo, met en scène un chat démon ou un chat vampire s'attaquant à la famille des Nabeshima.

    Cela dit, un temple, le temple Go-To-Ku-Ji lui est consacré. Ses pouvoirs talismaniques sont toujours présents, notamment avec le célèbre Maneki neko, figurine de chat levant la patte assurant protection et prospérité....

    En Inde : 

    En Inde, le chat est honoré comme en Égypte, et la déesse de la fécondité, Satî, a l'apparence d'un chat, de la même manière que Bastet. Des petites statues en céramique témoignent de cet honneur. On installait dans celles-ci des petites lampes à huile pour effrayer les souris la nuit, de la même manière que les yeux du chat s'illuminent la nuit. Cette faculté fut appréciée aussi pour éloigner les mauvais esprits. Les bouddhistes apprécient la capacité de méditation du chat, cependant ce dernier ne fait pas partie par les canons originaires du bouddhisme. Cette exclusion résulte d'un incident survenu à un chat qui s'était endormi pendant les funérailles du Bouddha.

     (Source : Wikipedia)

     

     

                                                          GifChats.gif

     


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          Beaucoup de personnes pensaient que ce sont les égyptiens qui avaient domestiqué le chat au temps des pharaons, au cours de IIIème millénaire AV JC, pourtant une découverte réalisée dans une tombe, concernant une momie de chat au côté de celle d'un homme datant de 7.000 à 9.000 ans AV JC à Chypre en 2001, prouve le contraire.

                                                      Le chat dans la mythologie égyptienne :


        L'Égypte, tant politiquement que culturellement, n'a pas toujours formé un bloc uniforme. À l'origine, il y avait de nombreux royaumes, dirigés par des tribus, pour la plupart totémistiques, axant leur culte sur des animaux.

    Le chat était l'un des nombreux animaux dont les attributs furent vénérés dans l'Égypte antique. Il était notamment associé au symbole de protection. Tout d'abord avatar du dieu Rê en tant que pourfendeur du serpent Apopis, il connaîtra le sommet de son influence en tant qu'incarnation de la déesse Bastet.

    Les égyptiens dans leur culture polythéiste, adoraient une déesse sous la forme d'une chatte, la déesse Bastet. Une des grandes divinités du panthéon des dieux égyptiens, une déesse au caractère changeant, tantôt docile, et soumise, tantôt dévastatrice, pouvant prendre le nom de Sekhmet la déesse lionne lorsqu'elle est enragée.
    Son lieu de culte se trouvait dans la ville de Boubastis et Bubastis devint un autre nom de Bastet.

    Bastet, la déesse à tête de chat, était à l'origine peinte comme un lion protecteur et belliqueux. Son image, au cours du temps, a été modifiée pour l'associer aux chats domestiques, bienveillants mais sauvages.

    Les égyptologues découvrent fréquemment des momies de chat, ces momies sont visibles dans les principaux musées, musée du Louvre, musée du Caire, British Muséum... L'importance du nombre de ces momies, laisse penser que le chat était certainement l'animal le plus populaire dans l'Egypte antique. D'après les recherches, il apparait aussi les égyptiens pratiquaient les sacrifices rituels de chats (moins réjouissant pour nos amis à 4 pattes). En fait, il semblerait que ces sacrifices concernaient principalement des chatons... lesquels étaient ensuite bénis, momifiés et vendus comme reliques sacrées. D'après les explications, il semblerait bien que c'était là une manière de réguler la population féline... (nous ne faisons pas mieux... car à notre époque on euthanisie chaque année près de 10 millions de chats et chatons en surnombre).

    Les temples possédaient un gardien des chats, un poste important parmi les prêtres, le gardien devait élever les chats, en abondance et les satisfaire. Le poste de gardien des chats était transmis de père en fils, ainsi que le savoir faire de ces gardiens.

                                                                Le chat dans la culture égyptienne :


    En Egypte il existait trois races de chats :

    - le "chat sauvage d'Afrique" (Felis silvestris lybica), le chat le plus répandu, également nommé "chat ganté", mesurant entre 50 et 70cm, et pesant entre 3 et 7kg. On le retrouve partout en dehors du Sahara et des forêts tropicales.

    - Le chat "serval" ou serval (felis serval) originaire de Nubie, mesurant environ 70cm et pesant entre 14 et 18kg, pourvu de grandes oreilles, de grands yeux et d'une petite tête. On le retrouve du sud du Sahara à l'Afrique australe. il vit dans la savane.

    - Le "chat des marécages" (felis chaus) mesurant entre 60 et 75cm et pesant entre 10 et 15kg, pourvu d'un long museau. Est un chat vivant dans les zones humides et on le trouve jusqu'en Asie.

    Le chat en égyptien se nommait "Miou", dont la transcription est miw au masculin et miwt au féminin (le français utilise également ce genre d'onomatopée qu'on retrouve dans le verbe miauler).

    Avant de devenir un animal de compagnie apprécié pour sa douceur, sa grâce et sa nonchalance, le chat est avant tout un animal protecteur. En chassant les petits rongeurs, il protège les silos à grain où les Égyptiens entreposaient leur récolte (notamment le blé), ressource vitale pour ce peuple d'agriculteurs. En chassant les rats, le chat élimine un vecteur de maladies graves (comme la peste). Enfin, en chassant les serpents (notamment les vipères à cornes), il rend plus sûrs les alentours des foyers proches d'où il a établi son territoire.

    Il était interdit de tuer, ou de maltraiter les chats à l'époque égyptienne, sous peine de lourdes sanctions, pouvant aller jusqu'à la peine de mort. Diodore de Sicile (un historien grec) décrit une scène s'étant déroulée vers -60 : un char romain écrasa par accident un chat égyptien et en dépit des ordres du pharaon Ptolémée XII, un soldat égyptien tua le conducteur. L'historien grec Hérodote écrivait que les Égyptiens se postaient autour des incendies pour s'assurer qu'aucun chat n'irait se brûler.

    Les égyptiens domestiquaient les chats, dans les règles de l'art, ils étaient bien plus qu'un simple animal de compagnie, d'ailleurs, lors de la mort d'un chat, les propriétaires le faisait momifier, et se rasait les sourcils, en signe de deuil, devant durer 70 jours. Et lors de la mort du propriétaire, une statuette de son chat était placée à ses côtés dans son tombeau.

    On trouve également le chat représenté sur de nombreux vases, bijoux et vaisselle, ainsi que dans les peintures (notamment sous le siège de la femme, comme symbole protecteur).

    Le culte de Bastet a été officiellement interdit par décret impérial, vers 390. Le chat en Égypte a donc vu un déclin progressif de son intérêt, bien que resté en tant qu'animal de compagnie, il n'était plus adoré dans les temples. À cause notamment du recul des maladies, et notamment de la peste dont il freinait la transmission, le chat n'a plus, aujourd'hui, l'importance qu'il a eue en Égypte.

    (Source GuideEgypte)

     

     

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       Qu'ils soient aimés ou detestés, les chats ont traversé l'histoire, la petite comme la grande ......

      Il reste beaucoup de choses à découvrir encore sur nos amis les chats, des choses que peut-être nous ne découvrirons jamais, des choses que nous savons grâce aux écrits ou à certaines découvertes, des choses que nous avons apprises grâce aux nouvelles technologies, notamment la génétique... Une chose est sûre, ils nous accompagnent depuis longtemps, tantôt aimés, adulés, haïs au point d'être exterminés sous des prétextes divers... mais ils sont toujours là !!! Et heureusement pour beaucoup d'entre-nous.

      C'est ainsi qu'il y a 7.500 à 9.000 ans (et non pas 2.000 ou 2.500 ans comme certains l'écrivent) que les chats nous approchèrent... suite à la découverte, en 2004, des restes d’un chat aux côtés de ceux d’un humain dans une sépulture à Chypre par une équipe d'archéo-zoologie. Le chat découvert présente une morphologie très proche du chat sauvage d’Afrique, sans les modifications du squelette dues à la domestication ... Peut-être était-ce plus un chat apprivoisé que domestique, mais le fait est là!

      Et peut-être même que l'on pourrait remonter le temps encore un plus si l'on en croit une autre étude portant celle-là sur l'origine des chats : L’étude menée par Carlos Driscoll sur 979 chats a permis de déterminer l’origine probable du chat domestique : c’est dans le Croissant fertile que félins et hommes auraient noué contact. Cinq domestications différentes du Chat ganté eurent lieu, il y a 8 000 à 10 000 ans. Conclusion l'histoire de l'homme et des chats est presque aussi acienne que celle de l'homme et du chien...

      Comment le chat en est-il venu à être domestiqué...? Les hyptothèses sont nombreuses... Les chercheurs et historiens pensent en fait que les chats ont commencé à s'approcher des humains à l'époque où ces derniers se sont regroupés en villages et construit des silos pour la réserve des récoltes. Ce faisant, ces dépôts ont attiré les rongeurs friands des grains... lesquels ont à leur tour attiré leurs prédateurs naturels : les chats!

      Aujourd'hui nombreux sont les chats "de compagnie", mais le chat domestique n’est pas la seule espèce parmi les Felinae utilisée comme animal de compagnie, le Chat ganté et le Jaguarondi sont ou ont été apprivoisés eux-aussi pour chasser les souris et les rats .......

     

     

     (Source Petites bêtes du Monde)

     

     

                                                  chat-guette.jpg    

     


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  • Aujourd’hui les races de chats sont nombreuses. Poils longs ou courts, unicolore ou tricolore, les robes de nos chats domestiques sont variées, ce qui est loin d’être le cas en héraldique où le chat est uniquement représenté dans sa version à poils courts et d’une seule couleur.
    Le chat symbolise principalement la liberté. Il est aussi qualifié par sa vigilance, sa souplesse et son agilité.
    Le chat est connu pour préférer son habitat à ses occupants, c’est pourquoi, il est associé à des personnes qui auraient vaillamment défendu leur ville ou leur commune.
    En héraldique, le félin domestique est représenté de profil avec la tête de front. Un chat dessiné avec le postérieur plus haut que la tête est nommé hérissonné. Lorsqu’il est rampant, on l’appelle effarouché. 

    Afin de renforcer sa ténacité, on le représente parfois accompagné d’un rat ou d’une souris sur un blason. Le chat tient alors fermement le rongeur sous la patte ou en travers de la gueule.
    Les Romains utilisaient déjà la figure du chat dans leurs enseignes de légion. Ainsi, sur le pavois des Augustes, le chat prenait la couleur verte, soit sinople en terme du blason.
    Chez les Heureux Vieillards, une autre compagnie romaine, le chat était rouge, à savoir de gueules en héraldique, le tout sur un pavois également rouge.

    Les rois des Burgondes avaient aussi pour emblème un chat sauvage.

    Pour les tribus des Alains, Suèves, Vandales le chat représentait le symbole de la liberté et de l'indépendance. Les Vandales et les Wisigoths qui envahirent la Gaule et l'Espagne au V ème siècle portaient l'enseigne du chat noir à la bataille.

    LA CHETARDIE (Limoges) : d’azur à deux chats l’un sur l’autre d’argent.
    CLOTILDE, femme du roi clovis : d’or au chat de sable tuant un rat de même.
    DELLA GATTA (Royaume de Naples) : d’azur à une chatte d’argent au lambel de gueules en chef.
    La présence de mamelles bien visibles sur le blason nous permet de sexer l’animal.

     (Source www.coutumes-et-traditions.fr) 

     

    Les chats et les blasons :


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  • Gardien de magnanerie :

     

    Ce bronze indien d'un chat vêtu d'une pièce d'étoffe rappelle le rôle important du félin dans la culture de la soie . 

    Arrivé en Inde entre le VIième et le IIIième siècle av. J.C., le chat se révéla trés vite un précieux gardien des magnaneries ou l'on élevait les vers à soie (élevage appelé la sériciculture) . En effet il défendait les cocons contre les rongeurs . 

       

    (Source l'agenda des chats de GEO) 

     

     

     


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  • Richelieu aimait les chats . Il en possédait 14 qui, bien nourris de blancs de poulet, soignés par son médecin personnel et servis par 2 domestiques, habitaient une pièce réservée à leur seul usage . Ces chats avaient pour nom Thisbé, Félimare, Gazette, Pyrame, Serpolet, Rubis sur l'Ongle, Lucifer (un tantinet provocateur le cardinal ?), Lodoïska, Racan, Perruque, Mounard le Fougueux, Ludovic le Cruel, Mimi-Paillou et Soumise, la chatte préférée du cardinal . Le cardinal de Richelieu raffole des chats. Il goûte un véritable plaisir à suivre leurs mouvements gracieux, leurs gestes câlins. A le voir sourire avec bonhomie devant leurs jeux, on aurait peine à reconnaîte le ministre puissante et redouté dont les terribles édits font trembler la France.

      Dans son testament, Richelieu avait prévu de léguer une pension à chacun de ses chats, mais aprés sa mort, hélas, comme bien l'on pense, plus aucune trace des matous !!!!!!!! Ont-ils été occis par ses valets ou ont-ils été adoptés par l'un d'eux ? Il vaut mieux imaginer la seconde hypothèse .  

     

    (Source Agenda "Chat" 2011) 

     

    Les chats du cardinal ........ 

     

     

     


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  • Découverte d'un temple dédié à la déesse-chat Bastet à Alexandrie.

    Des archéologues égyptiens ont mis au jour les ruines d'un temple grec antique dédié à la déesse-chat égyptienne Bastet à Alexandrie, la grande ville du nord de l'Egypte, a annoncé le service des antiquités mardi.

     La mission, menée par Mohammed Abdel Maqsoud, le chef des antiquités pour la Basse-Egypte, a découvert ce qui reste du temple de la reine Bérénice, l'épouse du roi Ptolémée III qui a gouverné l'Egypte de 246 à 222 avant J-C, à Kom al-Dikka, à Alexandrie.

     "Les ruines découvertes sont hautes de 60 mètres et larges de 15 mètres", a indiqué le chef des antiquités égyptiennes, Zahi Hawass.

     Le temple a "subi des destructions à des époques ultérieures lorsqu'il a été utilisé comme carrière, ce qui a conduit à la disparition de nombreux blocs de pierre", a-t-il ajouté.

     La découverte à Kom al-Dikka est la première d'un temple ptolémaïque dédié à Bastet à Alexandrie, a affirmé M. Abdel Maqsoud dans le communiqué. Six cents statues ptolémaïques ont également été découvertes, dont plusieurs à l'image de Bastet, la déesse de la joie et de la maternité, au visage de chat .

     "Cela indique que le culte de la déesse Bastet s'est poursuivi en Egypte après le déclin de l'époque égyptienne antique", a-t-il précisé.

     L'époque ptolémaïque marque le règne grec de l'Egypte de 305 av J-C jusqu'à la conquête romaine en 30 av J-C. Alexandrie fut la capitale de l'Egypte ptolémaïque, prospérant en tant que centre de la culture et du commerce grecs.

     

    (Source Pets Dating)

     

     

     

     


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  •  Les chats ont toujours eu une place particulière dans notre univers musical. De nombreux artistes de styles totalement différents se réfèrent aux chats dans leurs chansons. Des siècles précédents à aujourd'hui, le chat a traversé le temps et a inspiré nombre d'auteurs et d'interprètes Des comptines font allusion à ce petit félin, l'une des plus célèbres étant sans doute " La Mère Michel" popularisée autour de 1920 mais dont il semblerait que l'air provienne du XVIIème siècle.
       En 1884 ,Arisride Bruant populaeise lecabaret de Montmartre, " Le Chat Noir "  : 
     

      

     


    Je cherche fortune,
    Autour du Chat Noir,
    Au clair de la lune,
    A Montmartre !
    Je cherche fortune,
    Autour du Chat Noir,
    Au clair de la lune,
    A Montmartre, le soir.

    La lune était plus sombre,
    En haut les chats braillaient,
    Quand j'aperçus, dans l'ombre,
    Deux grands yeux qui brillaient.
    Une voix de rogomme
    Me cria : Nom d'un chien !
    Je vous y prends, jeune homme,
    Que faites-vous ? - Moi... rien...



       En 1927, Le Tango du chat raconte l'histoire malheureuse d'un amour tragique entre un matou amoureux et sa belle, qui finit en civet à la fin de la chanson!Berthe Sylva, chanteuse réaliste, chante la tragédie.


    Y avait une fois sur une toiture
    Un matou de fort belle allure
    Qui aimait d' façon délicate
    Une chatte, une chatte,
    Le soir, pendant des heures entières
    Assis sur le bord d' la gouttière
    En passant sa patte sur son museau
    Il la guettait, amoroso,
    Et quand elle passait près de lui
    Tout doucement, dans la nuit

    Il faisait miaou
    Tendrement miaou
    Et les chats du voisinage
    En écoutant ce langage
    Se disaient "Y a que'qu' chose là-d'ssous !"

    Mais un beau soir, quelle infortune !
    Avec un autre, au clair de lune
    Le chat aperçut son ingrate
    Petite chatte, petite chatte,
    Le lendemain, plein de tristesse
    Comme il lui disait "Tu m' délaisses"
    Elle répondit d'un air effronté
    "J'ai bien d'autres chats à fouetter"
    Sortant ses griffes aussitôt,
    Tout en faisant le gros dos

    Il faisait miaou
    Rageusement miaou
    Et les chats du voisinage
    En écoutant ce langage
    Se disaient "Y a que'qu' chose là-d'ssous !"

    Le chat bouda près d'une semaine
    Puis s'en revint le cœur en peine
    Faire ses excuses les plus plates
    A sa chatte, à sa chatte
    Mais comme il cherchait la cruelle
    Il apprit, horrible nouvelle,
    Qu'un cuisinier hélas l'avait fait
    Cuire un beau soir, comme civet,
    Apprenant ce coup fatal
    Le chat crut se trouver mal

    Il faisait miaou
    Tristement miaou
    Et les chats du voisinage
    En écoutant ce langage
    Se disaient "Y a que'qu' chose là-d'ssous !"

    Il faisait miaou maramia miaou
    Oh ! La drôle de musique
    Que font lorsqu'ils communiquent
    Tous les minets et les matous



        Les Frères Jacques se produisent sur scène en mêlant chant, danse, théâtre et mime. Ils sortent l'humoristique 
    "La queue du chat" en 1948. 


     

        En 1949, Ray Ventura et ses collégiens amusent le public avec "A la mi-août", une samba que l'on retrouve un an plus tard dans le film de Jean Boyer "Nous irons à paris".

     

      Georges Brassens, on le sait, adorait les chats. Il les a maintes fois mentionnés dans ses textes. Je retiens ici P... de toi en 1954 et Le Testament, en 1955. 


    Putain de toi

    En ce temps-là, je vivais dans la lune
    Les bonheurs d'ici-bas m'étaient tous défendus
    Je semais des violettes et chantais pour des prunes
    Et tendais la patte aux chats perdus

    Ah ah ah ah putain de toi
    Ah ah ah ah ah ah pauvre de moi

    Un soir de pluie v'là qu'on gratte à ma porte
    Je m'empresse d'ouvrir, sans doute un nouveau chat
    Nom de dieu l'beau félin que l'orage m'apporte
    C'était toi, c'était toi, c'était toi

    Les yeux fendus et couleur pistache
    T'as posé sur mon c?ur ta patte de velours
    Fort heureus'ment pour moi t'avais pas de moustache
    Et ta vertu ne pesait pas trop lourd

    Au quatre coins de ma vie de bohème
    T'as prom'né, t'as prom'né le feu de tes vingt ans
    Et pour moi, pour mes chats, pour mes fleurs, mes poèmes
    C'était toi la pluie et le beau temps

    Mais le temps passe et fauche à l'aveuglette
    Notre amour mûrissait à peine que déjà
    Tu brûlais mes chansons, crachais sur mes viollettes
    Et faisais des misères à mes chats

    Le comble enfin, misérable salope
    Comme il n'restait plus rien dans le garde-manger
    T'as couru sans vergogne, et pour une escalope
    Te jeter dans le lit du boucher

    C'était fini, t'avais passé les bornes
    Et, r'nonçant aux amours frivoles d'ici-bas
    J'suis r'monté dans la lune en emportant mes cornes
    Mes chansons, et mes fleurs, et mes chats
     
                                                       

       Le Testament .
    Qu'il boiv' mon vin, qu'il aim' ma femme 
    Qu'il fum' ma pipe et mon tabac
    Mais que jamais - mort de mon âme
    Jamais il ne fouette mes chats
    Quoique je n'aie pas un atome
    Une ombre de méchanceté
    S'il fouett' mes chats, y a un fantôme
    Qui viendra le persécuter

     

     

        En 1969, Juliette Gréco interprète "Berceuse", un poème de Charles Cros, mis en musique par Yani Spanos.

     

    Endormons-nous, petit chat noir.
    Voici que j'ai mis l'éteignoir
    Sur la chandelle.
    Tu vas penser à des oiseaux
    Sous bois, à de félins museaux...
    Moi rêver d'elle.
    Nous n'avons pas pris de café,
    Et dans mon lit bien chauffé
    (Qui veille pleure.)
    Nous dormirons, pattes dans bras.
    Pendant que tu ronronneras,
    J'oublierai l'heure.
    Sous tes yeux fins, appesantis,
    Reluiront les oaristys
    De la gouttière.
    Comme chaque nuit, je croirai
    La voir, qui froide a déchiré
    Ma vie entière.
    Et ton cauchemar sur les toits
    Te diras l'horreur d'être trois
    Dans une idylle.
    Je subirais les yeux railleurs
    De son faux cousin, et ses pleurs
    De crocodile.
    Si tu t'éveilles en sursaut
    Griffé, mordu, tombant du haut
    Du toit, moi-même
    Je mourrai sous le coup félon
    D'une épée au bout du bras long
    Du fat qu'elle aime.
    Puis hors du lit, au matin gris,
    Nous chercherons, toi, des souris,
    Moi, des liquides
    Qui nous fassent oublier tout,
    Car au fond, l'homme et le matou
    Sont bien stupides.

     

       En 1971, Juliette Gréco chante "Je me souviens des sarabandes infernales... sur les toits de Paris" dans "Lorsque j'étais chat" (Paroles de Pierre Couret et musique d'André Popp). 



       Claude Nougaro, avec le très jazzy "Le chat" (1981), raconte ses démêlées avec la gente féminine.

     

      Téléphone s'y colle aussi en 1982  sur l'album "Dure Limite" avec "Le Chat", seule chanson enregistrée avec Corinne au chant.

     

       Dans un autre genre, Pow Wow célèbre le chat à leur façon avec... "Le Chat"(1992)

     

       En voulant attraper un oiseau, le chat de Renaud tombe du toit dans "Le petit chat est mort" (1994). Belle chanson, beau texte.

     

        Le Grand Orchestre du Splendid, en 2005, sort un album de reprises de Boris Vian. Sur cet album : "La danse du chat".

     

       En 2005 toujours, Dionysos chante "La métamorphose de Mr Chat".

     ( Source PlanèteChats )


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  •  Il est généralement admis que les chats domestiques sont issus d'un chat sauvage africain à la robe qu'on qualifierait de tabby, répectorié sous le nom savant de Felis silvestris libyca, et vivant sur les bords du Nil . Les premiers fermiers de ces régions, désespérés de voir leurs récoltes, si durement gagnées, saccagées et pillées par les rongeurs, furent certainement ravis d'accueillir ces petits prédateurs, minces et souples, qui s'installèrent près de leurs greniers et firent la chasse, avec une rare efficacité, aux rats et aux souris . Les paysans étaient tellement satisfaits de cette situation qu'ils firent tout pour attirer ces félins et leur offrir des conditions de vie confortables .

           En retour, il ne fallut guère de temps à ces chasseurs émérites pour se domestiquer, c'est-à-dire pour envahir non seulement les maisons des Egyptiens mais aussi leur vie culturelle . La déesse-chatte Bastet devint une figure populaire au même titre que Sekhmet, une autre divinité féline à tête de lionne . Les félins étaient en général considérés comme des messagers divins, et les tuer était tabou . Celui qui commettait un tel crime, même par accident, était souvent lynché sur place par la foule en colère . Dans les foyers, certains chats extrêmement choyés portaient des bijoux aux oreilles, des anneaux d'or dans le nez et des colliers précieux . A leur mort, ils étaient souvent momifiés et bénéfiaient d'un enterrement grandiose . Des centaines de momies de chats ont été découvertes un peu partout en Egypte .

           Pourtant, malgré leurs représentations omniprésentes sur les murs des palais, sur les papyrus et les bijoux, peu de textes parlent de chats à titre individuel . On pense même qu'aucun de ces chats ne portaient de nom . On se référait à eux d'une manière générique grâce au mot " mau ", qui signifie " celui qui miaule " .

           Ce sont justement ces observations qui rendent unique le cas d'un chat qui vécut et mourut sous le règne du pharaon Thoutmosis III ( vers 1479-1425 avant J.-C. ) . Ce chat s'appelait Nadjem ( qui signifie " chéri " ou peut-ête " étoile " ) . Il est mentionné sur le mur de la tombe d'un obcur fonctionnaire appelé Puimre, inhumé à l'extérieur de l'ancienne ville de Thèbes . 

           On ne sait rien de plus sur Nadjem sauf que Puimre devait certainement beaucoup l'aimer . Dommage que cet homme n'est jamais su l'importance de la faveur qu'il accorda à l'animal . En choisissant de préserver pour la postérité le nom de son chat, il a fait de celui-ci le premier chat de l'histoire à avoir un nom .  

    (  Extrait du livre " Histoires de chats qui ont changé le monde " )


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  • "Le chat n'est animal que sur le plan technique, sachant qu'il est divin."
    Robert Lynd (1879-1949)



    Chez les Grecs, à l'époque d'Hérodote, ce sont les serpents et les furets qui protègent les récoltes de blé. Les Grecs n'ont pas besoin de chats. Ce n'est que vers la fin du 1er siècle après JC que le chat connaît une certaine popularité en Grèce, suite à l'invasion romaine.

    Les premiers chats domestiques arrivèrent en Europe par voie maritime sur les navires phéniciens aux environs de 1600 avt JC. Les possesseurs de chats étaient alors quelques riches citoyens de Grèce, de Crête et d'Italie.

    Les Grecs n'ont jamais donné aux chats la place que ceux-ci occupaient en Egypte. Les petits félins étaient parfois choisis comme animaux de compagnie, et on en appréciait l'utilité, mais le chien était plus populaire. Il semble que le chat était considéré comme un cadeau de prix venu d'Egypte. Les Grecs l'appelèrent d'abord "ailouros" ("qui remue la queue") puis "katoikidios" ("domestique"). Progressivement, le chat su se faire apprécier. Esope l'associe à la beauté et à l'Amour et par extension, à la forme féminine.



    PLUTARQUE :


    Les écrits de Plutarque ont beaucoup influencé les écrivains européens, notamment les anglais (Shakespeare) et les français (Montaigne, La Boétie, Rabelais, Rousseau), qui se sont particulièrement inspirés de ses oeuvres morales. Voilà comment Plutarque parle du chat dans une de ces oeuvres :

    Le chat symbolise la lune, à cause du pelage tacheté, de l'activité nocturne et de la fécondité de cet animal : on dit qu'il met au monde d'abord un petit, puis deux, trois, quatre, cinq et qu'il en a ainsi un de plus chaque fois, jusqu'à sept, si bien qu'en tout, il mettrait au monde vingt-huit petits, autant qu'il y a de jours dans une lunaison. Cela n'est peut-être qu'une fable : mais la pupille de l'oeil du chat semble bien s'arrondir et se dilater à la pleine lune, rétrécir et se contracter pendant le décours de cet astre.

    "Isis et Osiris", Oeuvres morales
    Tome V, 2è partie, Les belles Lettres, traduit par C. Froidefond, 1993.

     

    Les Romains, qui cotoyaient les Egyptiens, étaient par contre impressionnés par le chat. Apprécié là encore pour sa beauté et son indépendance symbolisant la liberté, le chat est associé à Diane chasseresse, dont le culte fut assimilé à celui de Bastet, la déesse chatte d'Egypte.


    Au départ, seules les familles romaines les plus riches possédaient des chats, puis l'usage d'avoir un chat se répandit dans tout l'empire et dans toutes les couches de la population.

    Le chat était l'un des compagnons les plus appréciés des soldats romains, qui les emmenaient partout avec eux tout au long des conquêtes impériales. Certaines légions romaines arboraient son effigie sur leur bannière. Les soldats rentrant en permission offraient fréquemment un chat à leur famille.

    Tandis que l'empire romain s'étendait, le chat a investi le nord de l'Europe. Il est apparu en France au 1er siècle après JC, apporté par les romains. A la fin du Ve siècle après JC, le chat domestique est bien implanté dans toute l'Europe.


    Jules César détestait les chats, et ne supportait pas leur présence. Il semble qu'il les craignait.


    (Source Planète Chats )


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